Arthur Quarmby

Corn on the Cob, 1962

©François Lauginie

  • Corn on the Cob, 1962
  • Dessin
  • Tirage sur papier
  • 42 x 71 cm
  • 998 19 66

Dans Corn on the Cob (« maïs en épi »), Quarmby adopte le principe de plug-in, employé par Ionel Schein dès 1956 dans ses cabines hôtelières mobiles ainsi que par Archigram dans plusieurs de leurs projets. L’architecte développe dans ce projet un principe d’accrochage et de décrochage de cellules habitables sur un pilier central de 160 mètres de hauteur : « Le mât porteur est composé d’anneaux munis de bras massifs en porte-à-faux auxquels sont suspendues les cellules spatiales. Une grue pivotante, placée au sommet du mât, permet le montage et le démontage des cellules. » Le dessin montre des losanges s’accrochant à des bras radiants. Ce fonctionnement autorise une mobilité absolue de l’habitat à partir d’une structure primaire d’accueil. Le mât est conçu à la fois comme un canal technique mais aussi comme un axe de circulation et d’accès à chaque unité. Dans ce projet ressort avec force l’influence des formes et de principes issus de la nature. Le biomorphisme de chaque unité et de son organisation intérieure évoque des cellules biologiques ou des organes tandis que le système emprunte au monde végétal son modèle de croissance et son cycle de vie. Dans les années 1960-70, surgiront partout dans le monde des projets de « rue verticale », colonne creuse à laquelle sont suspendues des cellules en plastique (Paul Maymont et James Guitet en France ; Paul Rudolph aux Etats-Unis…). Le mouvement métaboliste japonais développera particulièrement cette idée. Réalisé par Kurokawa, Nakagin Capsule Tower Building (Ginza, Tokyo, 1971) sera le premier immeuble de ce type à être construit. Aujourd’hui encore, cette typologie révolutionnaire de bâtiments influence les expérimentations architecturales les plus poussées, notamment pour l’évolutivité permanente qu’elle insuffle à la construction (KOL/MAC, Resi-Rise Skyscraper, 1999).